L’éthique Depth’s Guards

PLONGEUR RESPONSABLE

 

“La préservation de la flore et de la faune marine est une condition fondamentale à la survie des mers et des océans, in fine à la survie de nos générations futures.”

 

Pour DEPTH’S GUARDS, défendre et protéger la vie marine c’est commencer par montrer soi même l’exemple.

C’est à dire, avoir déjà une pratique de la plongée respectueuse

et responsable.

Mais c’est aussi développer une véritable réflexion, en amont et en aval, sur les conséquences globales de notre (sur)consommation quotidienne.

 

Cette réflexion a pour finalité d’aboutir à une véritable prise de position dans

nos actions quotidiennes.

 

Il ne s’agit plus d’alimenter nos conversations par nos

brillantes connaissances.

 

Il s’agit de modifier nos besoins, nos gestes et nos habitudes.

 

 

Plongeurs activistes, sympathisants, soutien ou collaborateurs, nous sommes ouvert à tous ceux désireux de s’engager à nos côtés, à la mesure de leurs moyens, sans distinction d’âge, de sexe, d’origine, de croyance

ou de genre.

 

Néanmoins, nous refusons systématiquement de collaborer avec quiconque compromet notre éthique par son comportement ou sa relation au monde marin.

 

C’est une question de bon sens.

L’éthique du plongeur responsable tombe sous le sens. Quelle qu’en soit sa forme, on la retrouve dans toutes les véritables associations de défense de la vie marine et dans tous les centres de plongée responsables.

 

La violation de nos principes est un motif d’annulation instantanée de

notre collaboration.

1

LA PLONGÉE “SANS CONTACT”


Il est évident que le monde marin est un monde magnifique et fragile, et que sa beauté nous attire et nous émerveille.

Cependant, notre présence y est malheureusement trop souvent destructrice.

 

Les sites, largement fréquentés, sont ravagés par le passage des plongeurs.

Leurs palmes, en traînant sur la flore, l’écrasent ou la sectionnent, et soulèvent des sédiments qui viennent étouffer les espèces fragiles en retombant.

 

Certains plongeurs, à la recherche de coquillages ou de mollusques, retournent les cailloux ou fouillent le sable.

 

Tous les plongeurs doivent avoir une maîtrise parfaite de leur stabilisation et ne doivent en aucun cas entrer en contact physique : ni avec la flore, ni avec la faune, ni avec le substrat, que ce dernier soit de sable, de cailloux ou de roches !

2

LA DISTANCE DE RESPECT


Non seulement on ne doit pas entrer en contact avec les écosystèmes, mais il existe aussi une distance de respect à conserver.

Effrayer un animal en l’approchant ou le pousser à se déplacer, c’est provoquer un stress inutile et nuisible !

Cela peut interrompre une chasse ou un moment d’alimentation, une ponte ou la protection d’un nid… bref, autant de moments précieux et fragiles qui échappent à la conscience du “plongeurs lambda”, certainement amoureux, mais destructeur à la fois…

 

Malheureusement ce type de comportements est récurrent, et la liste est longue :

  • Comme agiter sa palme devant une murène;
  • Jouer avec un poulpe;
  • S’approcher trop près d’un mérou immobile au point de le faire fuir;
  • Fermer les nacres ou les spirales en agitant l’eau volontairement;
  • S’accrocher à la carapace des tortues.
  • Utiliser sa lampe à outrance;
  • Flasher à bout portant;
  • Utiliser des lampes ultra violentes, etc. …

 

Tous ces gestes semblent anodins, ils ne sont souvent que le mimétisme des gestes déjà vu à la télé, que l’on veut accomplir sois même pour s’approprier l’expérience.

Mais initialement, ces gestes ne sont que le reflet d’une habitude dominatrice de l’espèce humaine sur les autres espèces.

Ces gestes découlent de la seule loi humaine selon laquelle les animaux n’auraient qu’à subir notre soif de curiosité ou de puissance.

 

Pour bien comprendre ce que notre comportement, curieux et intrusif, peut avoir comme conséquence en terme de stress ou de blessure, il suffit simplement de se mettre à la place des rares requins qui viennent au contact des hommes, et qui ne le font que par curiosité…

 

La meilleure observation que vous ferez sera celle qui ne dérangera pas l’écosystème.

 

Vous aurez ainsi l’occasion d’admirer et de comprendre la vie marine dans son évolution naturelle.

La posture et le déplacement des animaux ont un sens et des raisons d’être, intelligentes, qu’il est passionnant de découvrir.

 

Concernant l’ancrage des bateaux, le problème de la distance est le même.

Ancrez loin des herbiers de posidonies et des roches, ou utilisez une ancre écologique.

Pensez au rayon d’évitement de la chaîne qui tourne autour de votre ancre et qui est la principale cause d’érosion des sols marins. Suspendez votre chaîne à une bouée.

3

L’ABSENCE D’INTERACTION ALIMENTAIRE


Les animaux n’ont pas besoin de nous pour se nourrir.

 

Ils ont un régime alimentaire parfois complexe et notre alimentation, souvent additionnée de produits chimiques ou pharmaceutiques, n’est pas faite pour eux.

 

Quand à tuer une autre espèce pour nourrir un animal à des fins d’observation, d’expérience, de films ou de photos, c’est faire preuve d’un grand manque de respect envers la faune ou la flore marine.

4

AUCUN PRÉLÈVEMENT D’AUCUNE SORTE


Les coquillages sont parfois des futures carapaces pour certains crustacés.

Ils sont également des éléments de décoration pour la reproduction des poulpes ou des bases d’accroche pour les anémones et les éponges.

Quand ils ne servent à rien, les coquillages forment le substrat ou finisse en sable. Sable dans lequel se dissimule une extraordinaire richesse de vie animale.

 

Donc les étoiles de mer, les yeux de Sainte Lucie, les nacres, les coquilles d’escargot ou d’oursin, le corail rouge ou le faux corail, les gorgones, même cassée.., doivent rester au fond.

5

UNE PRATIQUE ALIMENTAIRE PERSONNELLE

RESPECTUEUSE DES ANIMAUX


Les pollutions plastiques, les pollutions chimiques et radioactives, l’acidification et l’appauvrissement en oxygène des mers et des océans, le réchauffement des températures…

Autant d’agression qui exercent une pression phénoménale sur les populations de poissons.

 

A cela il faut ajouter la surconsommation de viande et de poisson, les méthodes de pêches industrielles, le gaspillage et les farines animales à base de poisson, destinées aux animaux d’élevage et de compagnie…Les océans sont en train de se vider, c’est un fait.

 

L’ONU annonce un océan vide à l’horizon 2048…

 

Un océan vide signifie la fin de l’humanité. Nous le vivrons à notre retraite, nos enfants seront en pleine force de l’âge et nos petits enfants nous regarderons comme

des êtres stupides et destructeurs.

 

Surtout que nous savons nous alimenter de façon parfaitement équilibrée, sans carence nutritionnelle et sans avoir à tuer des animaux.

 

On ne peut donc pas défendre des animaux tout en acceptant leur mise à mort à des seules fins de

plaisir culinaires.

Il n’est pas cohérent

de se prétendre défenseur de l’océan tout en participant directement à

sa destruction.

En conséquence l’alimentation au sein de nos activités et de nos partenaires est à minima strictement VÉGÉTARIENNE (Ni viande, ni poisson, ni fruit de mer)

 

Ce principe est incontournable.

Que vous apportiez votre repas ou que mangiez à la restauration

d’un centre partenaire.

 

Lorsque nous organisons les repas, ils sont VÉGAN.

 

De plus, nous attachons la plus vive importance au BIO et au local, autant que possible, car il s’agit d’un problème de santé environnemental au delà de la santé individuelle.

 

Cela dit notre équipe accueille les omnivores avec bienveillance, à condition qu’ils respectent le mode alimentaire en vigueur et que la cohabitation se fasse naturellement, avec ouverture d’esprit et sans réflexions moqueuses ou blessantes.

 

Rassembler des volontaires convaincus et motivés est une très bonne chose, mais il est encore plus intéressant d’accompagner la conscience de ceux qui, désireux d’agir contre le problème, sont curieux de tester nos propositions.

 

C’est en côtoyant celles et ceux, passionnés et engagés, que l’on observe une réalité souvent trop longtemps refoulée et que l’on intègre un autre comportement

possible au quotidien.

 

Il va de soit que les loisirs comme la chasse sous-marine et la pêche dite « sportive » sont incompatible avec nos valeurs et ne peuvent être acceptés autour d’une collaboration

avec Depth’s Guards.

6

L’INTERDICTION DES PLASTIQUES A USAGE UNIQUE ET AUTRES PRODUITS TOXIQUES

A PROPOS DES PLASTIQUES :

 

Nous consacrons une introduction à la problématique environnementale dans l’onglet « Nos missions ».

 

La part de la pollution plastique dans les systèmes aquatiques est catastrophique.

La mortalité de la faune par ce fléau est considérable.

 

De plus, les micros plastiques qui ont envahis toutes les chaînes alimentaires sont aussi porteurs et transporteurs de tout type de virus et de bactéries au travers des continents.

Les nano plastiques ont intégré tous les écosystèmes, introduisant le PCB toxique au cœur de tous les fonctionnements biophysique, le nôtre y compris.

 

Les Hommes omnivores ingèrent ainsi jusqu’à 5gr de plastique par semaine.

C’est l’équivalent d’une carte bancaire avalée tout les lundi matin…

Aussi, l’utilisation des sacs plastiques et des plastiques à usage unique est interdite au sein de nos activités.

Les plastiques dit « biodégradables ou recyclés » également.

En effet, la majorité des sacs plastiques dit « biodégradable », ne le sont pas vraiment, où alors dans des conditions rarement rencontrées dans la nature.

 

Par exemple, il ne commence leur biodégradation qu’à une température égale ou supérieure à 50°C.

Hors aucun océan n’est à cette température. De ce simple fait les sacs dit  “biodégradables” ne se dégradent pas, ni dans nos mers, ni dans nos océans, ni dans nos rivières ou nos lacs.

 

« Même les bioplastiques issus de sources renouvelables telles que l’amidon de maïs, les racines de manioc, la canne à sucre ou la fermentation bactérienne du sucre ou des lipides (PHA) ne se dégradent pas automatiquement dans l’environnement et surtout pas dans l’océan. »

Rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP, United Nations Environnement Programme en anglais)

 

Dans l’ensemble, un effort général est porté sur l’élimination maximum de tous types d’usage plastiques, tout particulièrement pour les emballages. L’objectif étant de tendre vers le zéro déchet.

A PROPOS DES PRODUITS TOXIQUES :

 

En opération et au contact de l’eau, l’usage des écrans totaux, composés avec du cinnamate, du benzophénone, des dérivés du camphre et contenant le conservateur butyl parabène sont proscrits.

Ils sont largement responsables de la destruction des coraux.

 

De plus nous sommes très attentifs à ce que les produits d’entretien soient dépourvus de dérivés issus de la filière pétrochimique :

 

Les matières premières doivent être végétales ou minérales

 Ils ne doivent pas contenir de produits connus comme étant toxiques pour l’environnement ou pour l’homme

 Ils doivent se décomposer dans la nature sans laisser d’éléments toxiques pour l’environnement

 Ils doivent être efficaces, concentrés pour limiter les emballages

 Leur cycle de production doit être évalué pour être le moins lourd possible sur l’environnement.

 

Quelques exemples : Le savon de Marseille, le savon noir, le bicarbonate de soude, le vinaigre blanc, la pierre d’argile, etc.

Évidemment, cela nous amène à repenser nos habitudes

et notre consommation quotidienne,

en terme de quantité, de qualité et d’impact environnemental.